Tu n'es que douleur et souffrance,
Tu ne sèmes que révolte et déchirement,
Pour ne laisser que colère et abattement,
Plus rien d'autre que le vide et l'errance.
Violente et méprisante,tu arrives sans crier gare,
Tu effaces sans scrupule les plus beaux sourires,
Tu éteins sans pitié ces tendres regards,
Pour mieux nous amputer au dernier soupir.
Peut-être un jour pourrais-je te bénir
Bien que je n'ai de cesse de te maudire.
Tu sais être si sournoise ou si soudaine;
Mais ta cruauté n'a d'égale que ma haine.
Et pourtant dans cette pâle lumière,
Avant l'ombre froide du cimetière,
Je t'ai serrée dans mes bras,
Mes larmes ont coulées sur toi,
Car en cette triste fin de journée d'été,
C'est le visage de mon père que tu avais...